Historique de l’établissement.

Trois sœurs  Élisabeth, Augustine et Ursule Larue originaires de Damville ont fondé en 1839 le premier pensionnat de demoiselles. Cette grande maison bourgeoise accueillait vingt et une pensionnaires.

Quand les demoiselles Larue ne purent continuer l’œuvre d’éducation dispensée pendant trente-sept ans, elles souhaitèrent être remplacées par des religieuses. Après consultation de l’évêque d’Évreux, Monseigneur Grolleau, elles s’adressèrent à la congrégation des sœurs de Torfou connues dans le Diocèse depuis 1872.

À la rentrée scolaire de 1876, cinq religieuses prirent le relais des demoiselles Larues.

En janvier 1888 fut décidée la construction du pensionnat de l’Immaculée-Conception construction devenue indispensable de par l’affluence des élèves. Au mois de mai 1889, une magnifique construction attendait religieuses et élèves. Le pensionnat de l’Immaculée-Conception ouvrait ses portes pour assurer aux enfants de Damville et des environs instruction et éducation chrétienne.

À l’aube du XXe siècle, la politique allait perturber la vie paisible de l’Immaculée. En raison de la place occupée par le clergé dans la société, l’anticléricalisme s’était développé en France tout au long du XVIIIe siècle. Il se traduisait au moment de la révolution par la confiscation des biens de l’Église et par la persécution contre les prêtres et les religieux qui refusaient la constitution civile du Clergé.

C’est dans cette atmosphère hostile que les religieuses de l’Immaculée poursuivirent leur tâche. L’objectif des partis au pouvoir était alors d’exclure progressivement l’Église de la vie publique en lui enlevant la formation intellectuelle et morale des enfants, alors que cette mission est pour elle essentielle. C’est ainsi qu’Émile Combes (homme politique français né en 1835 et mort en 1921, appliqua sans nuances la loi sur les congrégations de juillet 1901, ce qui entraina en quelques jours la fermeture de plus de 2500 écoles religieuses.

Mais la « pénitence » de l’Immaculée fut de courte durée. À partir de septembre 1902, on obtint l’autorisation d’ouvrir une école libre. Les sœurs étaient devenues des demoiselles ou des dames. Il fallut du courage, voire de l’audace, aux membres de la congrégation de Torfou pour accepter leur nouveau statut. Plutôt que de conserver l’habit religieux et d’être tenues à l’écart de l’enseignement, les religieuses choisirent de renoncer à un signe distinctif pour rester proches des enfants et éveiller la foi dans leur cœur, en fidélité à leur mission.

C’est toutefois la Vème république commençante qui marqua un tournant dans l’histoire de l’établissement, en inaugurant de nouveaux rapports avec l’enseignement catholique. En 1959, la loi Debré ouvrait en effet l’ère de la contractualisation, associant étroitement l’école catholique à la mission de service public de l’état, sous le contrôle de celui-ci.

À l’Immaculée, la contractualisation imposa d’importants travaux de réfection des bâtiments scolaires, avec l’aide des parents, au risque, sinon, de fermer l’établissement ! Ces premiers travaux, effectués en 1961-1962, en annonçaient d’autres qui n’allaient plus dès lors cesser de transformer collège et école jusqu’à aujourd’hui, adoptant leur capacité d’accueil à la progression continue des effectifs scolaires et répondant  toujours davantage à l’évolution des exigences pédagogiques.

À l’aube du XXIème siècle, une équipe éducative toute laïque a pris le relais des sœurs de Torfou. Elle s’efforce d’apporter, autrement, aux jeunes générations, si différentes, qui lui sont confiées cette même qualité d’éducation chrétienne et d’instruction solide qui s’inscrivait à l’origine dans le projet de l’Immaculée et lui gagna fidélité des familles.

En 2018, l’établissement est constitué pour la partie école de 13 classes pour un effectif de 320 élèves, en ce  qui concerne le collège nous avons 20 classes pour un effectif de 520 élèves.